Lorsque tu arrives sur le plateau de Tergu, la première chose que tu perçois, c’est le silence. Puis tu la vois: la basilique de Notre-Dame, qui depuis près d’un millénaire domine le paysage telle une présence vivante, sculptée dans la pierre et dans le temps. Elle apparaît ainsi, isolée et majestueuse, avec sa polychromie unmistakable: la trachyte rouge violacé, profonde comme une ancienne blessure, et le blanc du calcaire qui souligne chaque ligne. Un contraste qui capture ton regard, t’oblige à t’arrêter, à respirer un peu plus lentement.
Ici, entre les XIᵉ et XIIᵉ siècles, probablement sous l’impulsion du juge Mariano I de Lacon-Gunale, naquit Sancta Maria de Therco. Un joyau romanico-pisan qui, au fil des siècles, fut remanié dans des formes gothiques et baroques, devenant une abbaye bénédictine et siège du prieuré cassinien. Aujourd’hui, tu peux encore apercevoir, à côté de l’église, les ruines du monastère: des pierres qui parlent de prières, de travail, de vie communautaire. Des pierres qui portent, à leur manière, la mémoire de l’Anglona médiévale.
La façade t’invite à observer: trois arcades aveugles soutenues par des chapiteaux corinthiens, un portail encadré de colonnes, des bandes bicolores rappelant Saccargia. Au second niveau, les fausses arcades se multiplient, cinq, et les deux plus externes t’attirent avec leur décoration en zigzag. Neuf plaques incrustées de motifs géométriques, une rosace centrale richement sculptée, quatre colonnes qui en soulignent l’encadrement: chaque détail t’appelle à t’approcher encore un peu.
Sur la gauche se dresse le clocher carré, massif, autrefois accessible par un escalier intérieur. À l’intérieur, l’espace s’ouvre en croix latine en T, avec un transept couvert de voûtes en berceau et une abside du XVIIᵉ siècle qui dialogue avec la toiture actuelle en charpente de bois. Un lieu sobre et intense, où le temps ne s’est pas arrêté: il a simplement appris à s’écouler plus doucement.
Et si tu viens ici pendant la Semaine Sainte, tu peux sentir la basilique vibrer sous les pas de la procession du Lunissanti, qui depuis des siècles part de Castelsardo à l’aube et revient de nuit à la lumière des flambeaux. Onze kilomètres de dévotion, de tradition et de silences qui deviennent prière.
À Tergu, tu ne viens pas seulement pour voir une église. Tu viens pour entrer dans un récit qui se poursuit depuis mille ans, et dans lequel toi aussi, ne serait-ce qu’un instant, tu peux trouver ta place.
Parking: oui
Distance à pied: 50 m
Sentier balisé: oui
Difficulté: facile
Altitude: 280 m
Accessibilité motrice: totale
Trois jours à la découverte des « Terre che Rigenerano » : vivez chaque étape à un rythme détendu, en explorant les merveilles historiques, archéologiques et culturelles sans précipitation.
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Par Enrico Toti, 20 ans
07034 . Perfugas (SS) . Sardaigne . Italie
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